Comment approcher l’indicible, si ce n’est par voie de contournement ? Inlassablement, nécessairement, se tenir sur le seuil. Lieu de l’arête. Espace du basculement, non du ou/ou mais du et/et. Région en suspens qui relève de l’intervalle, contrée des possibles où équivoque et ambivalence se tissent.
“ Si les choses de l’art commencent souvent au rebours des choses de la vie, c’est que l’image, mieux que toute autre chose, probablement, manifeste cet état de survivance qui n’appartient ni à la vie tout à fait, ni à la mort tout à fait, mais à un genre d’état aussi paradoxal que celui des spectres qui, sans relâche, mettent du dedans notre mémoire en mouvement. ”
Georges Didi-Huberman
Génie du non lieu – air, poussière, empreinte, hantise
“ Ainsi (…) les hommes savent-ils que toute création exige un lieu retiré de songerie sauvage où ne s’opposent plus, mais s’échangent et se marient, la raison logique et l’intuition, se fabriquent les opérations imaginaires (…). ”
Anne-Marie Garat,
Nous nous connaissons déjà
mise à jour le 05 avril 2009
travaux © florence libotte